La Hongrie célèbre avec son festival « Cziffra100 » le 100e anniversaire de la naissance de György Cziffra, grand pianiste hongrois devenu français.

Deux évènements majeurs à signaler

 

La Fondation Cziffra organisera un concert exceptionnel  de János Balazs le 24 septembre 2021 à 20H00 à la chapelle Saint Frambourg à Senlis

La Chapelle Saint-Frambourg, devenue le siège de la Fondation présidée par Gérard Bekerman , fut acquise par Georges Cziffra sur proposition du Ministre André Malraux.

Ravagée par des siècles d’histoire, la Chapelle fut restaurée par l’illustre pianiste qui y consacra sa vie, sa foi, son amour dans le but d’en constituer un haut lieu de l‘histoire de France et de permettre l’essor des jeunes artistes du monde entier.

Cette merveille du patrimoine national est à découvrir.

János Balaz, 32 ans, prix Franz Liszt, Prima Award for Hungarian Music, Kossuth Prize, Artiste émérite de Hongrie est un pianiste les plus célèbres et les plus acclamés pour ses prestations dans les salles de concert les plus prestigieuses du monde.

János Balaz site internet Cliquez ici

18-19-20 octobre 2019

Festival Senliszt

Rendez-vous incontournable de la musique, le Festival Senliszt accueille chaque année de jeunes artistes pour la plupart lauréats de la fondation Cziffra.

29 novembre - 1 décembre 2019

Concours International Georges Cziffra

Le Concours Cziffra invite en alternance le piano et les autres instruments. L’édition 2019 est consacrée au piano.

Tous détails réservations sur le site internet  de la fondation Cliquez ici

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János Balaz

L’association Lisztomanias International, en collaboration avec l’Association des Amis de l’Institut Hongrois (AAIH) organisera

le jeudi 4 novembre 2021 à 19h00 

une table ronde-débat sur le thème suivant :

« György Cziffra, une virtuosité lisztienne ? »

.

Le débat sera animé par Christian Lorandin, pianiste et critique musical.

Des pianistes et personnalités du monde musical seront invités. 

Ce sera l’occasion de comparer l’apport à la musique de leurs époques respectives de deux grands virtuoses qui se sentaient autant hongrois qu’européens : Franz Liszt (1811-1886) et György Cziffra (1921-1994).

 

Christian Lorandin animera la table ronde émaillée de projections et d’exemples pianistiques. Il sera entouré de pianistes et musicologues renommés pour leur virtuosité et leur connaissance de Liszt et Cziffra. Plusieurs d’entre eux ont été les lauréats de la Fondation Cziffra. Certains pianistes donneront quelques exemples musicaux sur le piano de l’Institut hongrois.

 

La confirmation de leur participation sera confirmée à la rentrée.

 

Les intervenants pressentis sont les suivants Cyprien Katsaris, Rémy Jacobs, Pascal Amoyel, Isabelle Oehmichen, Eric Astoul, Arthur Ancelle, Nicolas Stavy, Pierre Reach, Frédéric Aguessy, Maxime Zecchini, Philippe Cassard, Romain Hervé, Mūza Rubackytė

 

Nombre de places limitées, vous êtes intéressé par cette manifestation faites-vous connaître en remplissant le coupon réponse Cliquez ici

"Cziffra, chant et liberté" par Stany Kol

 

Stany Kol, membres des Lisztomanias International depuis le premier voyage à Budapest (2015), mélomane et musicien, est un grand admirateur de György Cziffra.  Il a publié dans le Courrier de l'UNESCO, un article élogieux qui est le suivant Cziffra : chant et liberté

" György Cziffra a quitté en 1956 la Hongrie pour la France, son pays d'adoption. Aussitôt, ce fabuleux pianiste conquiert une notoriété exceptionnelle. Virtuosité hallucinante, sonorités chatoyantes, communion jubilatoire avec la musique, voilà que le monde découvrait un magicien inouï. L'effet produit sur son auditoire rappelle celui que provoquait, plus d'un siècle auparavant, l'apparition en Europe d'un Paganini ou d'un Liszt. Cziffra n'a-t-il pas, sa vie durant, intériorisé la musique de Liszt jusqu'à l'incarner ?

Mais Cziffra allait  bientôt être décrié au nom d'un "certain bon goût". Trop loin des convenances stylistiques du moment ! Etudiant le piano dans les années 60, je me souviens du dédain qui venait aux lèvres de mon professeur avec l'une de ses critiques favorites: "Ah non! pas comme Cziffra !" (curieusement Brassens et Cziffra étaient à ses yeux coupables des mêmes péchés; un rapprochement dont ni l'un ni l'autre n'ont eu à rougir). Il est vrai que l'establishment de la musique l'a snobé . Comment l'a-t-il vécu, lui qui a tant fait pour les musiciens?

J'ai subi un temps l'influence de ce bon goût frotté d'intolérance. On m'a appris que les éclairs et les frissons jaillis de ces doigts-là étaient trop spontanés pour être recommandables. Il avait été pour moi un un dieu. Il me fallu abjurer cette foi. La jeunesse aura-t-elle été une excuse ?

Sa vie , c'est plus tard que j'en ai entendu parler. Vie d'épreuves et de drames, de volonté et de passion, demain peut-être une légende. Energie et tendresse, son art en est irradié. C'est peut-être pour cela que le jeu de Cziffra me touche à nouveau aujourd'hui. N'en déplaise aux pharisiens, le romantisme ne s'épanouit que dans la générosité. L'académisme l'étouffe. Cette musique est un don sans retenue: saurons-nous entendre le chant d'un homme qui la transfigure ?

La liberté de Cziffra a été de ne jamais se plier à aucun dogme, politique ou artistique. En nous quittant, il nous laisse cette liberté. Merci.

Stany Kol, ancien secrétaire de la Conférence générale et du Conseil exécutif de l'Unesco

Tiré du Courrier de l'UNESCO (1994)

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